Royaume Maroc

Voyage, cuisine, artisanat marocain et babouche

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Voyage, cuisine, artisanat marocain et babouche

juil

20

Maroc – Babouche artisanat marocain et tradition

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Maroc origines

Maroc origines

Comprendre le Maroc demande un effort, un effort semblable à celui de Pierre Loti.  Dans l’esprit de l’écrivain, ce petit coin de terre africaine, rimait avec chaleur, désert et files de chameaux. Il y trouva, en réalité, le froid des prairies en fleurs, des montagnes et de la neige, ainsi qu’une cour raffinée ou le pouvoir exerçait un charme inexorable. D’autant plus qu’il s’avérait éloigné des critères occidentaux. Loti constata en personne combien le Maroc peut surprendre par ces facettes multiples, mais sans contradiction; fruit d’une géographie  territoriale et humaine composite, capable de changer en l’espace de quelques kilomètres.

Une mosaïque qui s’appréhendent petit à petit, car elle se révèle avec lenteur : rythme ancestraux, routes difficiles à parcourir, attentes patientes et longs silences. Ne vous laissez pas tromper par l’apparente frénésie de Casablanca, avec ses gratte-ciel et ses lumières de métropoles, ou par l’élégance, ordonnée et occidentale, de certain quartier de Rabat et de Tanger. Le Maroc a un cœur antique, qui remonte très loin en arrière.

La modernité au Maroc n’a pas entamé l’essence du pays : elle s’est contentée d’ajouter sans rien ôter. Aujourd’hui les écrans des téléviseurs couleurs se reflètent dans les fenêtres des médinas; le son de la radio et des cassettes se mêle au brouhaha des marchés, et les vêtements occidentaux cohabitent surtout dans les grandes avec les babouches, l’artisanat marocain, ainsi que les djellabas les plus traditionnelles. Le protectorat français et l’indépendance recouvrée ont abouti à un train de vie plus élevé. Les établissements scolaires, et même universitaires, se sont multipliés, et le Maroc se tourne actuellement vers l’avenir comme l’un des pays leader de l’Afrique du nord.

Mais il suffit de sortir des principaux centres urbain pour gravir les montagnes de l’atlas, ou bien de visiter les villages côtiers et ceux en lisière du vaste désert rencontrer la véritable âme du Maroc: de silencieuses maisons blanches des cris d’enfants, des hommes solennels occupés à leurs négoces, des femmes tatouées au hennés, la cérémonie du thé et le tissage de tapis selon des gestes immuables, des marchés rudimentaires aux couleurs inouïes, des arrêts d’autocars en partance pour dieu sait où. Là le temps semble s’être arrêté ou, dans le meilleur des cas, paraît s’écouler vraiment très doucement. Ce phénomène dérive d’une histoire ancienne et glorieuse, qui se perd dans la nuit des temps.

Si la légende veut que les montagnes de l’Atlas et les prémices du Sahara aient constitué les frontières occidentales du mythique empire d’Atlantis, l’histoire évoque quant à elle les berbères : les premiers hommes à coloniser l’Afrique du Nord-ouest, qui représentent la souche ethnique, unique et originelle, du Maroc actuel. Une population nomade et combative, mystique et mystérieuse; fière d’une langue parlée aujourd’hui dans la plus grande pureté, par un quart des habitants. Bergers et guerriers, parfois pillards les berbères surent traiter avec tous en restant eux-mêmes. Les phéniciens colonisèrent la côte, mais très peu l’intérieur des terres et leur influence, s’exerça principalement dans le domaine commercial et religieux.

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