Royaume Maroc

Voyage, cuisine, artisanat marocain et babouche

Royaume Maroc

Voyage, cuisine, artisanat marocain et babouche

mai

08

New roman photo

POSTED BY IN Divers actu

No Comments

Obscur, ennuyeux, otaku, le Visual Novel a longtemps  bénéficié de la pire réputation. Balayée par des  amateurs éclairés et la communauté fan_sub, celle-ci  fait place aujourd’hui à une découverte considérable : les trésors du roman graphique-interactif japonais  vers lequel même l’Occident se tourne.

I histoire commence au début des armées  1970, alors que le jeu vidéo balbutie  à peine ses premières lignes de code.  William Corther, Scott Adams, Dave  Lebling et Marc Blank avec leur studio Infocom  qui verra la naissance de Zork, sont les pionniers  non seulement d’un nouveau médium, mais aussi  d’un genre : le jeu d’aventures. Le principe est alors  simple, du texte et rien que du texte, auquel il faut  répondre par des lignes de commande au clavier.  Le concept, sous cette forme, sera progressivement  abandonné, dès lors que la technique rendra  possible une plus grande interactivité et surtout  une véritable spatialisation de la fiction. Ce qui  était alors une transposition plus littérale du Livre  dont vous êtes les héros (aujourd’hui en pleine  renaissance sur tablette), ne laissera derrière lui  que quelques initiatives parmi lesquelles Photopia  et Vanicella d’Adam Cadre, partout considérées  comme deux pièces maîtresses du genre. Mais  alors que la fiction interactive devient marginale  en Occident ou prend la forme du point and click,  le Japon s’en empare et la réinvente, délaissant  les écrans noirs pour une toute nouvelle mise en  scène textuelle débouchant sur un véritable roman  graphique, le Visual Novel.

FAN DE  Longtemps,

le Visual Novel n’est resté qu’un obscur  jeu de niche, hyper-localisé, jamais importé, et  réservé le plus souvent dans son pays à un public  averti. Considéré généralement avec ignorance  ou mépris (comme un sous-jeu vidéo, ce qu”il n`est  pas vraiment), le Visual Novel est pourtant sorti  des limbes de sa contrée nippone. Depuis quelques  années, il n’a cessé de prendre une importance        croissante, et a vu apparaître partout un public  fidèle. Aidé par Internet et ses communautés  apatrides (les mêmes qui feront le jeu Katawa  Shoujo, pur produit de fans né sur 4chan et  depuis traduit en diverses langues), attisant la  curiosité des japanophiles, connaissant parfois  ses dérivés en animation ou manga, le Visual  Novel a gagné en popularité au fur et à mesure  que des fans généreux les traduisaient. Pareil au  fan-sub pour les séries, le Visual Novel bénéficie  du soutien de multiples groupes d’amateurs prêts  à s’engager dans la diffusion de titres autrefois  inaccessibles, barrière de la langue oblige. Que ce  soit ainsi par la mise à disposition de VN traduits  (les Américains MangaGamer ou JAST USA,  qui ont franchi le pas du payant; les Français de  Kawa Soft, offrant des traductions gratuites avec  l’accord de leurs auteurs), ou par des sites d’infos  (VNDEX, Visual Test, Projet Saya…), le genre  s’est installé, en France, partout, et jusque sur  la très populaire plateforme de téléchargement  Steam, où il ne ce sse de gagner en visibilité.

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>