Royaume Maroc

Voyage, cuisine, artisanat marocain et babouche

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mai

17

Le sexfie

POSTED BY IN Divers actu

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Ils en  profitent pour prendre une photo d’eux- mêmes histoire d’immortaliser leurs  expressions post coïtales encore suantes.  Voici la nouvelle tendance web de la génération Z : ces ados et jeunes adultes [nés après 1995], tout  contents d’avoir tiré leur coup, ne peuvent sempêcher  de le crier sur tous les toits et partagent un selfie  accompagné des hashtags sexfie, #sex selfie  ou #afterse×selfie outre-Manche. Ainsi, on retrouve  son cliché sur lnstagram, entouré d’autres couples  souriants, certains burgers à la main d’autres  joints entre les lèvres. S’endormir, c’est réservé aux  générations X et V,

Ainsi, ce cliché voyeuris le oscille entre fierté ado you’re gonna score c’est-à dire « tu vas lire », hurlait  Stifler dans le cultissime American Piel et activité  humaine des plus primaire et donc, par nature, unifiant.  A l’ère 3.0. voilà les murs de la chambre devenus  invisibles, et la plus intime des rencontres transformée  en prétexte à faire grimper son indice Klout (soit son  influence en ligne sur les réseaux sociaux.

Cette médiatisation d’une sexualité ordinaire  permettant une gloire des plus démocratique, ne date  pas d’hier. On peut penser à Loana dans [épisode de la  piscine de Loft Story qui l’a rendue célèbre. Cela marque  l’apparition d`un public autorisé de l`intime. Aujourd’hui,  après la tendance homeporn ou le buzz #cockinasock  [bite dans une chaussette, on se passe dlexplicationi. on  découvre aussi le site Pornostagram qui incite bobonne  à poster des photos d’un quotidien coquinou, ou encore  Snapchat, la coqueluche des ados [un cliché olé-ole  apparaît quelques secondes seulement puis disparaît  – rien de tel pour un numéro de drague surprenant.  Alors, exhibitionnisme ou free love seventies  version ultramoderne? Pour les sociologues  du numérique, une branche naissante des sciences  sociales à travers le monde, cela s’appelle « extímacy »  – terme introduit par l’anthropologue Paula Sibilia.  Il raconte une perte de frontière entre intimités  réelle et numérique où les places des réseaux sociaux  et de la vie tangible ont été interverties. lnstagram  n’est plus un outil de documentation :au contraire  c’est le quotidien qui devient une quête de situations  loufoques et likable, destinées exclusivement à nourrir  la bête, On se met en mode avion ?

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